Le Liban

En 1951, Simone Baltaxé quitte Paris pour le Liban où elle suit son mari. La rupture avec le Paris artistique s’accompagne d’une découverte de la lumière : désormais Simone va synthétiser deux mondes.

Du Liban des années 1950-1960, elle reçoit le choc d’une luminosité éblouissante, de ses couleurs franches et de sa vie débordante et captivante. Elle aura parfois l’impression que c’est un pays trop prégnant pour un peintre, dans le sens où pour éviter l’écueil d’une certaine facilité, il faut arriver à faire abstraction de l’évidente beauté de la lumière.

À moins bien sûr qu’ils ne soient habités, elle ne s’intéresse pas aux paysages car c’est l’humain, la vie qui donnent sens à ses toiles. Et c’est essentiellement cela qu’elle trouve et qui l’attire au Liban. Sa peinture se tourne complètement vers les extérieurs. Si elle s’imprègne des foules des souks, des fêtes traditionnelles, des marchés… elle déteste tout ce qui pourrait relever de l’« exotique » ; consciente d’appartenir à cette foule, à ce pays, elle ne peut les regarder en étrangère. Ses tableaux des souks retiennent la magie du brouhaha des couleurs et des mouvements, anecdotiques certes, mais déjà passés au crible de l’œil qui est à l’origine de la suppression d’un geste ou de l’accentuation d’une forme ou d’un mouvement, et qui avec le temps s’augmente d’une nostalgie face à un pays en train de changer.

Images

La ronde Souk Grand souk
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